← Retour à l'accueil · العربية · English
Jeu, écrans, achats : l'addiction sans produit existe — et se soigne.
Pas de substance, pas de sevrage physique — et pourtant les mêmes mécanismes : une envie envahissante, une perte de contrôle, et souvent une situation financière ou familiale déjà abîmée quand on se décide à appeler. À la clinique Espoir, à Tunis, les addictions comportementales se soignent pour elles-mêmes. Un soignant répond à toute heure au +216 52 247 043.
Reconnaître le problème
- Jeu d'argent : des mises qui montent pour retrouver la même sensation, l'argent des autres qui y passe, le mensonge qui s'installe, et l'idée de « se refaire » qui creuse le trou.
- Écrans et jeux vidéo : des nuits qui disparaissent, le travail ou les études qui décrochent, l'irritabilité dès qu'on coupe, le retrait de tout le reste.
- Achats compulsifs : acheter soulage, puis accable — et recommence.
- Dans les trois cas : pas de manque physique, mais une irritabilité, une agitation et une envie envahissante à l'arrêt.
La prise en charge à la clinique
- Thérapie cognitivo-comportementale : repérer les situations et les pensées qui précèdent le comportement, et construire une autre réponse — à l'avance et par écrit.
- Mesures concrètes d'exposition et de contrôle : l'accès à l'argent, aux applications, aux lieux — des décisions pratiques, prises tôt, qui protègent le temps que le travail de fond agisse.
- Prise en charge de la honte : elle fait partie du trouble, elle retarde l'appel de plusieurs années — et elle se soigne avec lui.
- Travail avec l'entourage : la famille a souvent découvert les dégâts avant la personne ; elle fait partie de la solution.
Le programme dure plusieurs mois, en ambulatoire ou en hôpital de jour. Une dépression ou une anxiété accompagne souvent le trouble — elles se soignent en même temps, sous le même toit.
Les questions qu'on n'ose pas poser
Une addiction sans produit, est-ce une vraie addiction ?
Oui. Les mêmes circuits de récompense sont en jeu, la même envie envahissante, la même perte de contrôle — et souvent les mêmes dégâts familiaux et financiers. Elle se soigne avec les mêmes outils thérapeutiques, adaptés au comportement plutôt qu'au produit.
Faut-il être hospitalisé ?
En général, non : la prise en charge se fait en ambulatoire ou en hôpital de jour, sur un programme de plusieurs mois. Un séjour peut se discuter quand une dépression ou une autre difficulté s'y ajoute.
Le jeu a creusé des dettes — par où commencer ?
Par le dire, une fois, à quelqu'un dont c'est le métier. La honte fait partie du trouble et se soigne avec lui ; les mesures concrètes — accès à l'argent, plafonds, tiers de confiance — se mettent en place dès le début de la prise en charge.
Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale. Aucun traitement et aucune décision ne doivent être pris à partir de ce site.
S'il refuse d'en parler : Il refuse de venir : que faire ?
Un produit est aussi en cause ? alcool · cannabis · cocaïne et stimulants.